Réunir les 13 faîtières communales de la salubrité autour d’une même table pour mieux coordonner les actions, renforcer les synergies et accélérer le changement de comportement. C’est tout l’enjeu de la rencontre initiée par l’Agence nationale de gestion des déchets (ANAGED) avec les organisations de la société civile engagées dans la salubrité dans le District autonome d’Abidjan.

Face aux défis persistants liés à la gestion des déchets et à l’amélioration du cadre de vie, l’ANAGED mise sur une approche fondée sur le dialogue, la concertation et la responsabilité collective. L’objectif est clair : rapprocher davantage l’action publique des réalités du terrain et permettre aux différentes initiatives de mieux se compléter.
Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement des orientations arrêtées lors du séminaire de l’ANAGED tenu en janvier 2026 à Assinie. Elle vise notamment à présenter aux acteurs de la société civile le nouveau mode de collaboration avec l’Agence, à dresser le bilan de leur participation aux initiatives et projets de salubrité et à identifier de nouvelles pistes d’intervention dans les 13 communes du District d’Abidjan.

Six axes au cœur des échanges
Les travaux ont été articulés autour de six principaux points, avec notamment le bilan de la participation des faîtières aux initiatives de l’ANAGED, la présentation des projets nécessitant une forte mobilisation des acteurs, l’amélioration de la coordination entre l’Agence et les organisations de la filière, ainsi que la définition de nouvelles perspectives de collaboration.
Pour Oumar Diaby, directeur de la Communication et des Relations extérieures de l’ANAGED, cette dynamique doit permettre de renforcer le lien entre l’Agence et les acteurs présents au quotidien sur le terrain.

« C’est pourquoi l’atelier de ce jour « rencontre d’échanges et de mobilisation des Organisations de la Société Civile engagées dans la salubrité » est d’une intelligence capitale, car, les organisations de la société civile constituent un maillon fort et tout aussi essentiel dans la chaîne de gestion des déchets.En effet, chers partenaires des Organisations de la Société Civile, votre collaboration avec l’ANAGED ouvre une proximité avec les populations, vous êtes de véritables courroies de transmission entre le MINHAS, l’ANAGED, les opérateurs de collecte et les populations à travers les13 communes du District Autonome d’Abidjan. C’est vous qui, dans la sensibilisation de proximité, portez le message de l’ANAGED jusque dans les zones inaccessibles.En plus de ce rôle de relais, vous êtes des acteurs opérationnels en ce sens que vous menez au quotidien, des actions de terrain dans la mobilisation des populations de vos différentes communes pour le balayage, le désherbage, le curage des caniveaux, etc.Plus que jamais, cette collaboration avec les Organisation de la Société Civile trouve tout son sens à travers la promotion de l’économie circulaire qui se traduit en français facile à travers notre slogan :« Redonnons vie à nos déchets pour une Côte d’Ivoire saine. »
Au-delà de la simple question du nettoyage des espaces publics, l’ambition affichée est également de faire de la gestion des déchets un véritable levier de développement économique. Tri, récupération, valorisation et réutilisation doivent progressivement s’inscrire dans une logique d’économie circulaire. Une orientation défendue par Eugène Koffi, chargé des organisations civiles à l’ANAGED, pour qui la mobilisation des acteurs de la société civile constitue un maillon essentiel dans cette transformation.
Vers une responsabilité partagée
La rencontre rappelle ainsi une évidence : la salubrité ne peut être l’affaire d’un seul acteur. Ministère en charge de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, ANAGED, collectivités territoriales, opérateurs de traitement, entreprises spécialisées dans le tri et la valorisation, organisations de la société civile et populations sont appelés à agir de manière concertée.

Pour l’ANAGED, cette collaboration renforcée doit permettre de mieux articuler les initiatives, d’accroître l’efficacité des actions de terrain et surtout d’inscrire durablement la gestion des déchets dans les habitudes quotidiennes.
Dans les communes du District autonome d’Abidjan, l’enjeu dépasse donc la seule propreté des rues. Il s’agit désormais de construire une véritable chaîne de responsabilité, où le déchet n’est plus seulement perçu comme une nuisance, mais aussi comme une ressource susceptible d’être triée, valorisée et réintroduite dans le circuit économique.

Une ambition qui place la société civile au cœur du changement de comportement et de la construction d’un cadre de vie plus propre, plus sain et plus durable.

Bella Pluma





