dimanche, octobre 25, 2026
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CONCOURS BOCUSE D’OR : À trois jours du défi, l’équipe ivoirienne sans moyen lance un appel

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À trois jours de la Sélection Afrique de la Coupe du Monde de la Pâtisserie et du Bocuse d’Or, la Côte d’Ivoire veut défendre ses couleurs sur la scène gastronomique internationale. Mais derrière les fourneaux, une autre bataille se joue : celle du financement. Avec un budget estimé à près de 12 millions de francs CFA et seulement deux billets d’avion disponibles sur les dix nécessaires, la délégation ivoirienne appelle les autorités et les partenaires privés à se mobiliser.


À trois jours de la compétition, les fourneaux sont déjà en pleine effervescence.
Les cuisiniers peaufinent leurs recettes, les pâtissiers-chocolatiers multiplient les entraînements. Objectif : porter haut les couleurs orange, blanc et vert lors de cette échéance africaine qualificative pour les grandes compétitions gastronomiques internationales.
Pour ZINSOU SERVAIR, Chef de délégation pour ce voyage sur le MAROC, l’urgence est de taille. « Au niveau des entraînements, nous sommes déjà avancés… Au niveau des cuisiniers, en tout cas, tout va bien. »
Mais si la préparation technique avance, l’équation financière, elle, reste entière. Près de 12 millions de francs CFA sont nécessaires pour assurer la participation ivoirienne. À ce jour, seulement deux billets d’avion sur les dix requis auraient été pris en charge.
« On est encore dans l’incertain… On a les billets d’avion qui n’ont pas encore été payés. »
Un paradoxe pour une équipe qui affirme préparer sa participation sur fonds propres, avec l’appui ponctuel de quelques partenaires. Pour Abdul Traoré, restaurateur et figure expérimentée de la gastronomie, cette mobilisation devrait être une affaire nationale.
« Le pays doit se lever pour soutenir ceux-là même qui essaient d’hisser au plus haut sommet mondialement ce qu’on va faire. » « Dans nos recettes, il y a la noix d’anacarde, la noix de cajou et les fèves de cacao. Et la pièce artistique est entièrement au chocolat. »
Pour ABDUL TRAORE, patron du restaurant ATELIER D’AFRIQUE et acteur clé de cette fédération, au-delà du concours, c’est la gastronomie ivoirienne que la délégation entend mettre en vitrine. Noix de cajou, cacao et autres produits du terroir doivent servir de matière première à des créations pensées pour valoriser le savoir-faire local.
Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu est d’autant plus symbolique que le pays s’apprête à participer pour la première fois au Bocuse d’Or, tandis que sa participation à la Coupe du Monde de la Pâtisserie remonte à plusieurs éditions.
Face aux difficultés, les responsables de la délégation lancent donc un appel aux autorités, aux institutions et aux partenaires privés. Une mobilisation qu’ils jugent nécessaire pour permettre aux dix membres de l’équipe de rejoindre la compétition dans les meilleures conditions. « Nous interpellons nos autorités et les hommes de bonne volonté qui réellement peuvent faire quelque chose pour que cette équipe de Côte d’Ivoire se lève à y représenter dignement l’Afrique. » a martelé ABDUL TRAORE
À l’approche du départ prévu lundi, le compte à rebours est donc lancé. Dans les cuisines, la concentration est maximale. Mais pour transformer les heures d’entraînement en trophées, il faut désormais franchir un autre obstacle : celui du financement.
Car derrière chaque assiette, chaque sculpture en chocolat et chaque geste technique, c’est une ambition qui se dessine : faire rayonner la gastronomie ivoirienne au-delà des frontières.

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